Finca ou Villa ! Majorque, Ibiza, Formentera
Un repérage signé Sophie Arbib

Après quelques hésitations et il faut bien l’avouer, de bons clichés en tête, je me suis enfin décidée à visiter les Baléares, ces îles espagnoles où mes parents aimaient passer leurs vacances !  Majorque, Ibiza et Formentera…

Pourquoi un tel engouement !? J’étais prête pour en avoir le cœur net, à braver les mastodontes de l’hôtellerie, les cars de touristes, les Clubs et leurs lots de festivités, les paillettes et talons aiguilles, les looks hippies revisités, les yachts et villas de milliardaires… ! Alors je ne dirais pas que ceux-ci sont absents du paysage touristique mais que c’est une infime partie de ce que cet archipel a à offrir. En appliquant le tri sélectif qui s’impose, on croise des panoramas saisissants, terres de jeu d’un patrimoine culturel riche et préservé. D’une île à l’autre, mon carnet d’adresses ouvre le bal des rencontres et me donne l’occasion de rayonner entre d’anciennes fincas reconverties en boutiques-hôtels chics et l’univers épicurien de villas de luxe.


ÉPISODE 1

C’est à Palma de Mallorca que je démarre ma tournée pré-estivale. A 19h00, on avoisine les 25°C, lorsque je passe le sas du boutique hôtel Can Bordoy, demeure du 16ième siècle superbement rénovée dans le cœur historique de la ville, et propriété d’un collectionneur suédois. L’enchantement est immédiat, de la réception au bar longiligne attenant, des cages aux oiseaux vides de la bibliothèque au petit salon où le lierre rampe avec délectation au-dessus des canapés Chesterfield.

A l’arrière de la maison, un trésor caché, un jardin privé de 750 m², le plus grand de Palma, agrémenté d’une piscine chauffée et d’un jacuzzi. Les tables y sont déjà dressées pour le dîner dans un esprit bucolique, tandis que le Chef Andrés Benitez du restaurant Botànic, affine les derniers détails de son menu-dégustation qu’il prénomme « nutritif ». Un passage secret creusé dans la pierre mène en toute discrétion, du jardin au minuscule Spa équipé par la Prairie Clinic et éclairé de petites bougies. Autre curiosité, un rooftop panoramique sur la vieille ville, embaumé par les effluves des jacarandas fleuris, qui donnent un éclat mauve à la bâtisse au parement naturel. Exactement le type d’adresse où le regard, exalté par le bon goût et l’originalité, incite à la nonchalance.

« Can Bordoy est ma première réconciliation avec la destination ! »

La magie opère partout, de la rampe d’escaliers en fer forgé qui dessert les suites aux recoins intérieurs et extérieurs où des sièges aux formes incongrues racontent leur histoire. Ma Suite sous une charpente élevée est conçue telle une scène de théâtre avec de larges draperies de velours séparant la chambre de l’immense salle de bain, des murs vieillis à la chaux et faussement fissurés, un mini bar rétro abritant aussi le sound-system, une banquette et de petits fauteuils capitonnés, des luminaires comme s’il en pleuvait, du lustre à pampilles à la cloche géante suspendue à une corde en chanvre naturel. On frappe à la porte et c’est un bouquet de fleurs qui m’est offert par le majordome en guise de bienvenue, tandis que d’énormes fraises attendent que je les croque sur la table basse. Au-delà de l’esthétisme des lieux, on est séduit par une équipe soudée et impliquée, que le manager aime appeler la famille !  Chacun déploie en effet toute son énergie et son savoir-faire pour que ces moments passés dans la maison Can Bordoy, restent en mémoire comme des parenthèses de bien-être et de jovialité. Ma soirée en témoignera…

Lovée d’un châle, je profite de la douce fraicheur du soir dans le jardin arboré. Le maître-sommelier Emiliano, tombé en amour pour Can Bordoy, s’applique à accorder les vins avec les mets signatures que le Chef m’a concoctés. Le lendemain, le petit déjeuner, dans le prolongement des délices de la veille, propose une carte « healthy » à base de produits faits maison, idéale avant une matinée à pied dans les ruelles apaisées du vieux Palma. Tout s’anime petit à petit, l’âme hispanique appartient à ceux qui se couchent tard et se lèvent tard…

Can Bordoy est idéalement situé proche de tout ce qui fait le charme de la capitale, et notamment de la célèbre cathédrale gothique La Seu que je m’empresse de visiter au petit matin avant les hordes de touristes. En face, c’est l’Almudaina, ancien palais mauresque devenu résidence royale, taillé dans le typique grès majorquin. Ensuite il suffit de se faufiler d’une ruelle à l’autre pour apprécier les vieilles maisons bien conservées aux couleurs rouge, ocre et orangé, les places animées, les basiliques austères, les patios impressionnants. On notera aussi les Bains Arabes qui sont le seul vestige encore intact témoignant de la présence musulmane et le Call, le quartier juif, qui date de l’époque médiévale.


Le cloître Sant Francesc sur la place du même nom, à l’édifice intact, a donné son nom à l’autre boutique-hôtel renommé de Palma, Le Sant Francesc Singular, dans l’enceinte d’une demeure seigneuriale de type néo-classique datant du 19ième siècle. La famille Alomar, propriétaire des lieux, a souhaité créer un habillage moderne dans un écrin authentique. C’est donc dans un équilibre subtil de lignes contemporaines, de tons naturels, d’alcôves et de colonnes ancestrales, d’espaces feutrés et d’une cour intérieure arborées d’oliviers, que se dessine le nouveau visage du Sant Francesc.

L’hôtel se targue de 42 chambres et suites conçues autour d’une galerie, dont il a respecté tous les formats au moment de sa rénovation, comme en témoignent les superbes photos de Barbara Vidal qui a immortalisé la reconstruction à travers des mises en scène improbables in situ, exposées aujourd’hui le long des couloirs. La décoration, élégante dans toutes les chambres, dont certaines mansardées avec poutres apparentes, mérite une mention spéciale pour la suite Sant Francesc et son plafond d’origine couvert de fresques parfaitement restaurées et pour la Torre Studio, en triplex avec terrasse panoramique à 360° sur Palma.

En circulant dans l’hôtel, on observe de nombreux détails qui ajoutent au cachet déjà existant : des arcs majorquins, de larges baies vitrées apportant la lumière, un escalier magistral, des œuvres picturales d’artistes locaux, des objets signés de designers internationaux, des sols en marbre… Le puits d’origine abrite désormais la minuscule salle de sport, tandis que les anciennes écuries accueillent en sous-bassement, le restaurant Quadrat prolongé de son jardin.

« Enfin et ce n’est pas négligeable, la piscine sur le toit-terrasse est un véritable cocon balnéaire au cœur de l’histoire, puisque de ce sommet, on pourrait presque toucher du bout des doigts, le cloître Sant Francesc adjacent ».


Je quitte Palma direction la côte Sud-Ouest, très isolée, pour rejoindre le singulier Cap Rocat, une ancienne forteresse militaire du 19ième siècle dominant la méditerranée, que le designer Antonio Obrador a adopté pour créer une œuvre architecturale unique. Ici tout n’est que silence et volupté ! Sur un domaine de 35 hectares d’un littoral rocheux de toute beauté, 30 suites creusées dans la roche se cachent jalousement du regard.

On se hasarde dans la propriété comme on découvre un musée de curiosités, entre œuvres d’art monumentales, mobiliers marocains, restaurant panoramique et salons chics. Coup de cœur absolu pour le Spa intime et extrêmement paisible, dont le joyau le plus expressif est la piscine.

« Tracée entre deux hautes parois ocre de l’ancienne citadelle, elle s’est parée d’un collier de boules géantes peintes en damier, dont le mouvement aérien flotte au-dessus de l’eau turquoise. »


On longe ensuite la côte sud gratifiée des plus belles plages de Majorque dont la plage d’Es Trenc et ses eaux cristallines qui s’étend sur plus de 10 km de zone naturelle protégée bordée de pinèdes. C’est aussi la région des Salinas des Campos et leurs étangs d’eau de mer, où est récoltée à l’ancienne, la Fleur de Sel, cet or blanc exporté dans le monde entier et qui révèle un écosystème très apprécié des amateurs d’ornithologie.

L’étape suivante de Canyamel au Nord de la côte Est de Majorque, n’est pas non plus la plus visitée de l’île mais elle a cet avantage d’accueillir les golfeurs et les amoureux de prairies sauvages. A flanc de falaise, l’histoire de Can Simoneta remonte au début du 19ième siècle lorsqu’un moine vint y prendre des bains de mer curatifs en vue d’améliorer sa santé. L’air ici est pur, la nature intacte et la propriété de la famille Morell, a gardé l’âme des fermes d’antan, en produisant encore aujourd’hui huile d’olive, amandes, vin. Une statue de femme signée de Joan Benassar à l’entrée désigne pourrait-être Simoneta !?

« Les larges pelouses accueillent les anciens édifices de la finca, de jolies pergolas pour les repas, des transats çà et là non loin de la piscine. Parmi les 26 chambres et suites, la Beach house en contrebas de la falaise fait face à une plage de rochers pour un séjour des plus romantiques. ».


Une deuxième adresse plus contemporaine, a vu le jour à quelques mètres de Can Simoneta, Pleta De Mar. C’est là que je séjournerai au cœur de la pinède et des champs de blé. La réception, une ancienne finca restaurée, est délimitée par un plan de fleurs rose pâle qui apaise dès l’arrivée. A l’intérieur, un style très artistique, entre tulles géants suspendus et alignement de têtes colossales difformes sculptées dans la pierre par le même Joan Benassar. Le reste de la demeure n’est que composition récente et se noie dans un paysage de nature brute à flanc de falaise.

Les 30 suites abritées dans des bungalows indépendants offrent une décoration sobre dans une atmosphère couleur miel. A Pleta De Mar, on prend d’abord un bain de grand air au milieu des plantes aromatiques et des espaces extérieurs de détente : 3 piscines dont une à débordement face au panorama escarpé et à la Méditerranée, un fitness à ciel ouvert dans le jardin, 1 court de tennis, un spa de poche avec hamman, sauna panoramique, jacuzzi et salle de massage. La table est élégante et interactive autour d’un grill au feu de bois.

« Si on n’est pas golfeur, la côte autour de Canyamel mérite une balade en yacht privé pour découvrir les criques et grottes alentours, quant à la vallée, de belles randonnées à pied ou en VTT. »


Aujourd’hui je rejoins dans le village de Montuiri au centre de Majorque, la photogénique Finca Serena, un domaine viticole de 40 hectares, réouvert après 9 mois d’une totale restauration. Au-delà de ses vignes dressées avec fierté, elle dispose de près de 900 oliviers voués à sa production d’huile d’olive et des rangées de cyprès bien taillés le long de ses allées. Provence ou Toscane, les réminiscences sont nombreuses, mais on n’est pourtant bien dans le plus pur style majorquin des fermes d’antan. La bâtisse principale, une finca du 17ième siècle, respire la pierre, du salon avec cheminée au restaurant sous verrière. Les alcôves et autres murs originaux ont été préservés et dissimulent un vieux four à bois.

Sur la place principale pavée, reposent tables et chaises en fer forgé au-dessus d’une piscine aux eaux calmes. J’imagine déjà le petit déjeuner enchanteur le lendemain matin au soleil levant. En rayonnant dans le domaine, dans un calme Olympien, on réalise que tous les édifices ont été conservés, les anciens pressoirs à olives, les étables, les greniers dans lesquels on a installé les 25 chambres et suites. Certaines dépendances se fondent aux vignobles ou juxtaposent le potager, non loin des citronniers et des champs de lavande.

La décoration méditerranéenne se décline en toute sobriété dans des tons de gris et de sable, autour de beaux volumes restés identiques à l’existant. A la Finca Serena, la paresse est une religion et l’on laisse le temps couler entre une partie de pétanque, une dégustation de vin ou d’huile d’olive, un cours de cuisine, un soin au Spa de la marque organique Natural Bissé.

Des sentiers de jogging sont dessinés en terrasses jusqu’aux vignobles, que l’on peut aussi apprécier en vélo électrique. A l’heure du dîner, le Chef déploie un menu unique dont l’amuse-bouche en préambule est déjà annonciateur de la suite gourmande. Après une nuit sans nuisance, le petit déjeuner ensoleillé tient ses promesses à l’ombre des Jacarandas.

« Une vieille table en bois met en relief des produits « zéro éco », c’est-à-dire issus dans un périmètre de moins de 100 km, des viennoiseries, confitures et gâteaux faits maison, des jambons et fromages locaux, sans oublier l’huile d’olive et la tomate joufflue. »


Dommage il est déjà temps de partir…. Mais pour de nouvelles aventures, celles des villas privées dans la vallée d’Esporles, au Nord de Palma. Les cartes postales se succèdent le long de la pittoresque Sierra Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Blottis dans les montagnes et sur plusieurs hectares, d’anciennes fincas ou manoirs médiévaux, où l’on produisait autrefois, olives, amandes, fruits, vins, sont de véritables bijoux entre 6 et 20 chambres, pour vivre en famille ou dans le cadre d’un évènement, de rares moments de convivialité. Piscine extérieure, pergolas aménagées pour les repas, salons de lecture, gigantesque cuisine de chef et pour certaines villas, galeries d’art, Spa et salle de sport. Le luxe et la nature en plus, puisque la situation de ces villas, octroie des balades à vélo, en yacht, des pique-niques bucoliques, des visites de vignobles et d’oliveraies avec dégustation, et même une journée à Palma.

Sur la route qui grimpe jusqu’à Deia, on traverse l’adorable bourgade pavée de Valldemossa, rendue célèbre par le couple George Sand et Frédéric Chopin lors de l’hiver de 1839. Romantique à souhait, séduisante jusqu’au bout de ses ruelles où de vieilles maisons en pierre sèche, dégoulinent de fleurs et de plantes aromatiques.

« Le clocher de la Chartreuse éblouit de son bleu profond le paysage karstique de la Serra de Tramuntana que nous prolongeons jusqu’à Deia. »


Plus qu’un village, une peinture dans laquelle de nombreux artistes aiment puiser leur inspiration à l’instar du célèbre Miro, dont La Residencia, dévoile aujourd’hui en ses murs, la plus grande collection privée d’œuvres surréalistes du génie catalan. L’hôtel emblématique de Deia, passé des mains de Richard Branson à celles du groupe Belmond, est le lieu de tous les rendez-vous ; on y croise des nationalités du monde entier, des touristes comme des locaux, des amoureux comme des familles, des artistes en devenir ou des stars confirmées, des habitués comme des visiteurs d’un soir.

On aime y rêvasser au coucher du soleil, comme prendre le thé aux lueurs de l’après-midi. Le soir venu, c’est à El Olivo que les gourmets viennent à proximité du pressoir à olives vieux de 500 ans, se délecter les papilles autour de vins de renom. Le staff, une brigade aux petits soins et le Directeur, un personnage rempli de sensibilité, passent le plus clair de leur temps à l’hôtel, s’assurant H24 du bien-être de leurs hôtes. Abritée dans d’authentiques bâtisses en pierre datant des 16ième et 17ième siècles, La Residencia se fond au paysage escarpé qui lui donne un cachet tout à fait exceptionnel.

Ses 72 chambres et suites aux murs blanchis à la chaux, aux tommettes luisantes et à la décoration traditionnelle majorquine, se répartissent le long de corridors parés de plus de 750 œuvres d’art. Coup de cœur pour la Design suite N°67 relookée par le designer Matthew Williamson, qui renferme en elle une véritable maisonnette avec piscine. Encore aujourd’hui, de nombreux artistes sont accueillis en résidence à la Residencia, y exposent et animent des ateliers de création.

« Dans cet esprit prolixe, sublimé par un panorama montagneux hypnotique, où les oliviers accompagnent les vignes en terrasse face à la Méditerranée, la vie est un enchantement continu ».


ÉPISODE 2

Le lendemain, envol pour Ibiza, la sœur cadette au Sud-Ouest de l’archipel espagnol. Cà et là des écriteaux indiquant différents « Agroturismo », ces chambres d’hôtes qui couvrent les routes de campagne. Car il est vrai que dès la sortie de l’aéroport, on est très vite plongé dans un environnement aride, proche du maquis corse, avec toujours en ligne de mire, la Méditerranée.

Après un chemin de terre chaotique, premier arrêt à Can Domo, cette ancienne ferme du 17ième siècle, convertie en maison d’hôtes par une famille belge. Très réputée pour sa table dans tout Ibiza et pour sa production limitée d’huile d’olive, Can Domo s’adresse aux initiés en quête de dépouillement, de nature et de quiétude.

« Aucune ostentation, juste des plaisirs simples pour des gens simples ! »


Et il faut dire que côté « Agroturismo » et boutiques hôtels sur l’île, il vaut mieux être averti, car le succès des décennies passées a généré beaucoup d’opportunisme et fatalement quelques grosses déceptions.

Ma première se nomme l’Hacienda Na Xamena, perchée sur une falaise au nord de l’ile, relique décatie des années 70 ! Accueil prétentieux, mauvais goût à chaque recoin, clientèle affalée autour de la piscine transformée en dancefloor, promiscuité des chambres…. La vue du promontoire rocheux est spectaculaire, voire inouïe, mais surplombée par un hôtel qui vit désespérément sur ses acquis ! Un énorme gâchis !


Je reprends la route sud vers Ibiza Town, en espérant y trouver à l’intersaison, tout le charme d’un village mi bobo mi hippie ! Les touristes sont déjà là mais on respire, la saison commence à peine… Les boutiques sortent les sandales et les tuniques de saison, les cafés leurs cocktails maison. Je suis séduite par ce visage inattendu, loin de toute excentricité, celui d’une capitale très bien conservée, vieille de plus de 2 600 ans et cerclée de remparts. Il fait bon s’y perdre d’une ruelle à une autre, le long de villas offrant au regard, de magnifiques bougainvilliers. Parmi les vestiges protégés par l’Unesco, l’église-forteresse et les Murailles de la Renaissance. En contrebas, l’animation du port est un rafraichissement d’où l’on aperçoit le ballet des ferrys et yachts privés qui migrent vers Formentera.

Côté hôtellerie, je sens que je vais avoir du mal à trouver mon bonheur… Entre l’ouverture récente de gros resorts types Nobu dans la baie de Talamanca qui ne répond pas vraiment à nos critères, et la liste innombrable de maisons d’hôtes dévorées par les réminiscences hippies, je reste perplexe.

Toutefois, de contacts en rencontres, je fais la connaissance de 2 propriétaires sérieux, qui ont su faire de leur patrimoine respectif sur l’île, deux écrins de quiétude et de qualité. L’un de 5 chambres Pure House, l’autre de 12, Can Xuxu, tous les deux dans un style ethnique chic de bonne facture, au milieu de jardins luxuriants et d’arbres fruitiers. Pure House, tout de blanc vêtu, est la maison idéale pour une privatisation en famille ou entre amis, avec ses charmantes pergolas, ses hamacs, sa longue piscine, et son Tsala très poétique pour lézarder entre deux bains de soleil.

Can Xuxu, indissociable de son propriétaire qui vient sur Ibiza depuis 30 ans et qui a repris la finca familiale, a évolué au gré de ses envies et inspirations. Petite originalité, de véritables pavillons javanais importés d’Indonésie, remontés à l’identique et convertis en chambres à Can Xuxu. Cuisine simple mais à partir de produits locaux. Comme quoi, on peut venir à Ibiza et vivre en toute intimité loin des Clubs et dance floor !

Can Xuxu

Pure House


Avant de rejoindre le minuscule village d’Es Cubells et à proximité, d’extaordinaires villas de luxe, je fais une halte à Las Brisas, une superbe finca de la fin des années 1990, qui a la particularité de plonger littéralement dans la baie de Porroig, un spectacle imprenable de toute beauté. Ses meubles rétro, ses antiquités, son style un peu fané, contrastent littéralement avec la sobriété des autres maisons et lui confèrent une atmosphère très singulière.

Las Brisas


Non loin des criques d’Es Xarcu et d’Es Torrent au panorama sublime, se fondent, des domaines privés, plus ou moins près de la mer, qui au-delà de la notion de prix, méritent largement la visite. Pour la plupart, les villas sont signées de leur propriétaire dont on sent la personnalité. Très architecture dépouillée ou au contraire grand cocooning douillet pour virées familiales ! Dans tous les cas, des volumes généreux, des espaces de vie intimes, une décoration soignée et un personnel attentionné. Près de la piscine ou dans les jardins, on sent déjà la paëlla roussir dans la poêle et le vin rosé animer les glaçons… Certaines situations à couper le souffle donnent le vertige mais donnent surtout à rêver dans un luxe absolu servi par une nature sauvage livrée à elle-même.

« Ibiza en villa privée a l’âme séductrice à laquelle je succombe avec délectation. »


ÉPISODE 3

Fin de la parenthèse Ibiza et me voici à bord d’un bateau, direction Formentera à 35 mn. La traversée est un défilé incessant de ferrys et de yachts privés sur une mer calme…

L’arrivée à la marina La Savina resserre encore un peu plus le sentiment d’authenticité et de quiétude. Peu de voitures, beaucoup, beaucoup trop de touristes mais je n’ose imaginer le flux de visites en plein été sur cette petite île sauvage. La route entre ses 2 phares, l’un au soleil couchant, l’autre au soleil levant est légèrement vallonée et croise de très belles forêts de pins comme d’authentiques fincas bien conservées.

Nous arrivons au Gecko, le seul hôtel de Formentera pouvant se vanter d’une très belle plage de sable blanc. L’eau turquoise vient cogner la bâtisse immaculée. Seule les touches marines et bleu nuit des canapés, rappel de l’esprit Riviera des années 1950, viennent troubler la pureté de la déco, très dépouillée. De belles pelouses vertes où se dressent transats et day beds sont de petits cocons de tranquillité. Propriété du groupe Marugal, les 30 chambres et suites du Gecko, avec ou sans terrasse, révèlent une sobriété désarmante et une incitation à s’occuper de soi.

Table gastronomique servie par un chef français amoureux de l’île et proposant des produits bio, tables de massages sous un cabanon en bois, sessions quotidiennes de yoga et méditation, vélos électriques pour rayonner librement autour de l’île. Une légère brise vient caresser la moiteur ambiante au Beach Club, pendant que les olives se présentent avec la citronnade maison.  Chapeau de paille, maillot de bain et sandales, le strict nécessaire pour des vacances minimalistes. Balades en bateau, paddle, snorkelling et équitation pour les plus actifs. Un sens de l’hospitalité assuré avec fierté, une qualité de mise mais en toute simplicité, une volonté certaine de tirer la destination vers le haut.

« Côté shopping, l’adorable capitale Sant Francesc, sa place de l’église, ses ruelles, ses échoppes exotiques au doux parfum balinais proposent robes, tuniques, Tshirt, sacs tressés et bijoux fantaisie. De quoi se refaire une garde-robe bobo avant le retour Zen ! »


18 ans… et le vent dans le dos !

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Slow Life au Pérou

Sophie & Sabine Arbib au Six Senses Zil Pasyon

Sophie au Belize, Blancaneaux Lodge

Sophie au Belize, Turtle Inn

Sophie au Guatemala, jour 1

Sophie au Japon, 10ème jour

Sophie au Japon, 11ème et dernier jour

Sophie au Japon, 2ème jour

Sophie au Japon, 3ème jour

Sophie au Japon, 4ème jour

Sophie au Japon, 5ème jour

Sophie au Japon, 6ème jour

Sophie au Japon, 7ème jour

Sophie au Japon, 8ème jour

Sophie au Japon, 9ème jour

Sophie au Japon, premier jour

Un avant-goût du Pérou !

Un hôtel – Un musée 

Une chemise carnet de voyage pour le Pérou !

Voila l’été !

Week-ends de Printemps…Rome, Santorin & Majorque