Inde

Campements éphémères au Ladakh et au Nagaland

Glamping à Thiksey et Diskit

 « Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent »

Cette phrase issue de la philosophie bouddhiste résonne pendant la dernière heure de vol en direction des plateaux du Ladakh au nord de l’Inde. Sur les contreforts Himalayens, suspendus à plus de 3500 mètres, les Lamas, maîtres spirituels, transmettent depuis des générations la sagesse de leur enseignement. En arrivant à l’aéroport de Leh, la petite capitale, l’esprit vagabond se recentre enfin. Le corps éprouve quelques sensations nouvelles, le souffle est court, l’altitude fait tourner la tête. Plus que quelques kilomètres avant d’arriver au Chamba, le campement éphémère installé prés du village de Thiksey qui, de mai à octobre, sert de base pour pénétrer ce territoire inaccessible.

14 tentes d’un blanc éclatant sont dispersées dans les herbages touffus d’une vallée cernée de part et d’autre de collines aux flancs râpés. Le site a quelque chose de féérique. L’installation se fait en douceur, il faut bien compter une journée entière pour s’acclimater à ces hauteurs inédites, l’occasion de découvrir le luxe des abris. Des planchers en bois montés en estrade soutiennent la structure au centre de laquelle se trouve une chambre avec un lit à baldaquins aux dimensions généreuses. Le regard se pose ensuite sur le reste du mobilier, composé de fauteuils moelleux, de malles anciennes et d’un secrétaire en acajou. Les draperies et tapis développent des couleurs chaudes, allant du vermeille au brun. Pour parfaire le confort façon Glamping, une salle de bain privée à la robinetterie cuivrée se cache derrière les tentures dans une partie attenante. L’ensemble est élégamment emprunt de style colonial, y compris sous la tente réservée aux repas.

Dés le lendemain et pendant les trois jours qui suivent, on explore la région en suivant l’Indus, principale source d’eau qui abreuve les communautés locales paisiblement installées le long de son cours. Puis en gravissant les éperons rocheux sur lesquels sont juchés les monastères séculaires où officient les moines drapés de pourpre, dont le plus ancien, Alchi, datant du 11eme siècle. Il porte les traces d’influences Cachemiri dans son architecture et ses galeries permettent d’observer différentes fresques de Bouddha à divers moments de sa vie. Le monastère d’Hemis, fondé lui au 17ième abrite la lignée des Drukpa qui a su préserver une collection de Thangkas, rouleaux sacrés en toile de lin. Au lever du soleil à Thiksey, on a la chance de participer à la prière commune, rythmée par le son des gongs et le chant sourd des mantras…

Outres les nombreux sites religieux chargés d’histoire, c’est aussi de la nature dont on s’imprègne abondamment dans cette région reculée ; pique nique bucolique dans les champs, rafting, trek, escalade ou encore tir à l’arc, autant d’activités qui harmonisent le quotidien.

Pour les plus téméraires, l’expédition se poursuit pour quelques nuits, à une altitude supérieure, autour du village préservé de Diskit, au croisement de 2 rivières, Nubra et Shyok qui forment la Vallée de Nubra. La légende dit avoir accueilli en ces monts transhimalayens, marchands, mercenaires et moines en quête respectivement d’or, de gloire et de spiritualité.

 Nagaland, le festival des festivals !

Après un voyage initiatique sur les terres des prêtres bouddhistes, c’est au Nagaland que le campement rebaptisé Kohima pour l’occasion, s’installe début décembre pour 2 semaines.

Il s’agit cette fois d’aller à la rencontre des Nagas, peuplade millénaire d’une trentaine de tribus reparties sur la contrée vallonnée. Chacune possède ses propres traditions qu’elle perpétue individuellement au travers de rituels sacrés. Mais une fois par an seulement, dans le village de Kisama, toutes les ethnies se réunissent pour célébrer le Hornbill, le bel oiseau indien protecteur de la communauté.

Toutes les couleurs et costumes des nombreux groupes ethniques, défilent lors du festival d’Hornbill et on assiste en témoin privilégié à cette communion de quelques jours. Les hommes portent fièrement le pagne ainsi qu’une coiffe composée de plumes, de fourrure ou d’ivoire ; les femmes quand à elles sont enveloppées d’étoffes tissées à la main et couvertes de sautoirs perlés. Cérémonies dansées, chants traditionnels, concours de lutte ou de tir à l’arc, présentation d’artisanat et bijoux, ponctuent les journées et emplissent les lieux de vibrations spirituelles. Des délices culinaires aux saveurs épicées, préparés spécialement pour le festival, embaument l’ai frais et viennent chatouiller nos papilles en émoi.

Des images que l’on emporte le soir au coin de l’immense feu de camp du Kohima avant d’aller rejoindre le luxe de sa tente et de s’abandonner dans un sommeil profond protégé par le fameux Hornbill quelque part sur son arbre perché…


Notre récit de voyage en Inde est un exemple non exhaustif. Grâce à notre expertise et celle de nos partenaires, nous concevons sur mesure votre itinéraire quelles que soient les régions et les thématiques souhaitées. N’hésitez pas à nous contacter au + (33) 1 42 96 00 76 et à info@exclusifvoyages.com