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La Co(o)rniche

Si la convivialité portait un nom ce serait celui-ci : La Co(o)rniche ! Une adresse d’exception plantée dans un décor classé monument naturel et relief altier du Bassin d’Arcachon, la dune du Pilat.

Ancien relais de chasse des années 1930, elle a accueilli en son sein toute la haute bourgeoisie et l’aristocratie française de l’époque. C’est l’architecte Louis Gaume qui fut le premier inspiré par la bâtisse néo-basque classique et son aura inouïe sur la Côte d’Argent. Après quelques années d’abandon, un couple de la région, William & Sophie Téchoueyres, reprend en 2010 la suite et s’épaulent pour lui donner une seconde vie, d’un complice de renom et amoureux des lieux, Philippe Starck. C’est depuis le rendez-vous incontournable des bons-vivants, des amoureux de grand air qui aiment se retrouver autour de grandes tablées à l’heure de l’apéro face au panorama hypnotique des dénivelés de sable immaculé.

Philippe Starck a délicieusement retranscrit l’esprit festif et dépaysant de cette grande maison de vacances dans les 11 chambres avec terrasse privée que couvre l’édifice principal. Mais il prend clairement appui sur la carte postale régionale, en implantant également à proximité, 18 cabanes traditionnelles en hommage à l’ostréiculture, dont on reconnait les bardages en pin dans tout l’estuaire d’Arcachon.

En journée, les tapas et les fruits de mer virevoltent d’une assiette à l’autre sur l’immense terrasse de teck qui prolonge le bar. Le soir c’est au Rest(o! que la richesse du terroir est mise en scène autour de dégustations d’huîtres, de foie gras et de menus plus élaborés pendant que le DJ fait monter l’ambiance. L’endroit est enchanteur mais attention sensibles au bruit et à la fête, s’abstenir ! A La Co(o)rniche la bonne humeur et les décibels font bon ménage jusqu’à tard dans la nuit.

Au matin, après une grasse matinée légitime, on reçoit de plein fouet en ouvrant ses volets, les effluves hybrides de l’Atlantique et de la forêt de pins qui jouxte l’hôtel. Une tasse de café à la main, le regard circule inlassablement de l’océan sauvage aux dunes de sable à l’infini. On déconnecte…