Europe

Villa Marie Saint Tropez

Il faut cultiver son jardin, disait Voltaire. En philosophe amateur de nature, il aurait adoré cette villa méditerranéenne et bucolique.

Avant de remarquer la vue, panoramique sur la baie arrondie de Pampelonne, cet esthète voyageur aurait succombé aux senteurs des sept différents jardins en dénivelé, distillant le citron ou l’oranger, la vigne ou les herbes aromatiques. S’y ajoutent 35 hectares de pinède, une profusion de roses et autres espèces grimpant sous les serres et les pergolas, une glycine en guirlande sur la façade jaune soleil de ce néo Palazzo florentin…

Sans aucun doute, c’est l’Italie qui fredonne ici un air de dolce vita, fait de décontraction bohème. Près de la piscine, on évolue en kaftan et sandales tropéziennes, un verre de Prosecco à la main, avant de dîner sur la terrasse – au menu, les « poissons, coquillages et crustacés », délicatement cuisinés, font un clin d’œil au mythe de Saint-Tropez.

A l’intérieur des chambres, on reconnait le talent de Jocelyne Sibuet, co-fondatrice de la collection Maisons & hôtels Sibuet, dont la Villa Marie Saint Tropez est le fleuron provençal. Soit 45 nids d’amour, certains avec baldaquin, nonchalamment décorés d’objets chinés sur un marché villageois, où le mobilier rustique chic et les baignoires boudoirs, rappellent le goût d’antan.

Les plus petites, charmantes, ouvrent sur le patio verdoyant, ou sont hissées sous la mansarde d’une tourelle. Les suites profitent d’une vue souvent grandiose sur la mer. Toutes sont différentes, revisitant l’esthétique campagnarde avec têtes de lits en bois sculpté et poutres lasurées au plafond, tandis que d’autres jouent l’élégance transalpine couture en drapés Missoni seventies et mobilier de palissandre.

Pour parachever l’expérience romantique, ne pas omettre de profiter d’un massage ou d’un soin à base de plantes de montagne, au spa Pure Altitude, prodigué dans la pinède, au son joyeux des grillons.

Photo Villa Marie / L. Di Orio, C. Larit, HKV & DR