Afrique

Botswana / Récit de Voyage

Le cessna survole une masse sombre qui ressemble à un troupeau de buffles, prend un virage et amorce sa descente en tanguant légèrement… On se pose sur la piste chaotique au milieu du bush illuminé par le soleil du début de l’après-midi. Le voyage au Botswana débute par la Réserve de Selinda, entre le Parc National Chobe et le delta de l’Okavango, au nord du territoire.

Le ranger de Zarafa Camp serre les mains avec enthousiasme, son visage jovial fendu d’un sourire d’une blancheur éclatante. Environ 30 minutes plus tard, l’arrivée du 4×4 à Zarafa Camp est saluée par les chants de bienvenue.

En pénétrant dans la tente dressée sur un deck en bois brut, le regard se perd immédiatement à travers les hautes moustiquaires sur les étendues de la réserve naturelle de Selinda. Les plaines marécageuses encore verdoyantes en ce début de saison sèche qui correspond à l’hiver austral, sont piquées de quelques palmiers, créant de minuscules oasis. Les insectes s’en donnent en cœur joie, couvrant le calme ambiant de leur grésillement.

Près de la terrasse, on aperçoit des zèbres et des gazelles insouciants. Relais & Châteaux, mais surtout camp de la collection Great Plains Conservation fortement impliquée dans la préservation de l’environnement, Zarafa Camp fait face au lagon de Zibadianja.

Un univers exclusif de 5 tentes où on se précipite très vite sur la douche extérieure installée sous les arbres, ou bien, en fin de journée, dans la baignoire ancienne en cuivre avec vue sur la savane.

Au centre de la pièce, un foyer arrondi, en cuivre et fer forgé, abrite les bûches pour réchauffer la nuit.

Celle-ci tombe presque d’un coup, alors qu’on admire le soleil couchant, savourant le traditionnel « sundowner », l’apéritif servi dans la savane, non loin d’un groupe de girafes qui jettent de temps à autres des regards curieux. Le lendemain, départ aux aurores pour un safari à pied, escorté d’un guide professionnel. Un moment magique où on sillonne le bush en silence, alors que les lumières rosées envahissent les paysages encore scintillants de l’humidité de la nuit.

Un peu inquiets, mais impatients, on se souvient que Selinda est réputée pour ses nombreux oiseaux, mais aussi pour ses félins en abondance, lions, guépards et léopards… Il faut pourtant attendre la fin de la journée pour apercevoir deux lions mâles solitaires. Paresseusement étalés au milieu de la route, ils lèvent à peine la tête, puis sombrent à nouveau dans un sommeil réparateur avant la chasse de la nuit.

Le jour suivant, on a beau traquer leurs empreintes, impossible de les retrouver, ni de constater leurs éventuels festins nocturnes. On repart bredouilles, mais c’est aussi tout le charme du Botswana, destination élitiste où le gouvernement protège son patrimoine naturel en le régissant de règles strictes. Ici aucune « garantie », on respecte avant tout les animaux. En fin de matinée, le cessna prend la direction de l’incontournable delta de l’Okavango, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.

Venu des montagnes de l’Angola, le fleuve Okavango achève sa course folle vers l’océan dans le désert du Kalahari. Une fin en beauté, caractérisée par des méandres aquatiques, repaires d’une faune et d’une flore exceptionnelles, des lagons bordés de papyrus, des îlots émeraude où poussent les acacias. Dans ce labyrinthe d’eau et de terre qui s’étend sur 18 000 km², vivent les troupeaux de gnous, les zèbres, les familles d’éléphants, les gazelles, antilopes, girafes, hippopotames, crocodiles, buffles, rhinocéros, félins… On pose ses valises à Duba Plains Camp, situé un peu à l’écart sur une concession privée de 30 000 hectares.

On y retrouve l’esprit de Great Plains Conservation sous la houlette de Beverly et Derek Joubert, des passionnés de nature et d’écologie, photographes professionnels pour National Geographic. Sous la toile de tente écrue, l’espace est meublé d’antiquités et de portes en bois sculpté importées de Zanzibar.

Sur la terrasse, armé de jumelles, on se sent presque l’âme d’un ancien explorateur. A l’heure de la sieste, une effervescence discrète semble animer le camp… si la rumeur est vraie, le dîner aura lieu sous les étoiles en plein cœur du bush africain ! Dans la nuit d’encre, on perçoit le cri assourdi des hyènes tachetées qui rôdent près du camp.

Dernière étape, dans la fameuse Réserve de Moremi, à quelques minutes de vol. L’apothéose du périple au Botswana est ici. Moremi possède l’une des faunes parmi les plus riches et les plus variées de l’Afrique Australe. Au nord de l’île de Chief’s Island et son décor préservé où se côtoient étendues inondées et asséchées, la collection de luxe Wilderness Safaris a créé Mombo Camp, une référence quasi incontournable.

Un univers de style typiquement africain pour les tentes installées sur pilotis. L’eau ne s’est pas encore évaporée, malgré la saison sèche qui approche, et on embarque à bord des mokoros, pirogues en bois locales, pour le safari de l’après-midi, évitant les hippopotames méfiants et admirant les centaines d’oiseaux qui peuplent ces lagons soumis aux caprices de la nature. Bientôt la nuit tombe, un dîner traditionnel dans le boma de Mombo Camp, égayé du feu de camp et des danses du staff, vient ponctuer l’expérience du safari de luxe au Botswana.


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