Pacifique

Grands espaces et grand spectacle en Nouvelle Zélande

Ses paysages faits de glaciers anciens, de criques sauvages et de plages de sable blanc façonnées par le peuple Maori font de la Nouvelle Zélande la nouvelle destination idéale des amateurs d’art de vivre au grand air.

De Downtown Auckland au lac Taupo

Des hublots de l’avion qui arrive dans ce pays très lointain, on a juste le temps d’apercevoir les contours découpés et ourlés par l’Océan Indien, avant d’atterrir à Auckland. Surnommée la « ville des voiles » et réputée pour sa qualité de vie, celle-ci offre une escale reposante avant les grandes aventures. Face à la skyline futuriste, dominée par les 328 mètres de la TV Tower, on hume l’air marin, et les caprices d’un climat changeant où des ondées succèdent au grand soleil. L’hôtel Park Hyatt situé au cœur du port, où cliquètent les mats des bateaux, berce cette première nuit avant le départ matinal vers le lac Taupo.


La route vers le sud de l’île traverse des sites fantastiques de geysers et de montagnes avant de longer les rives du plus grand lac du pays, logé dans la caldeira d’un volcan éteint depuis plus de vingt mille ans. On se pose pour deux nuits au bord de la rivière Waikato, dans un lodge aux jardins enchanteurs, Huka Lodge.

Entre aventures nautiques et art contemporain

C’est en bateau que se découvrent les merveilles du lac – une demi-journée de navigation privée guidée par un skipper constitue une formidable introduction à la richesse géologique de la région. Les nombreuses petites baies lovées sur la partie nord permettent de faire halte pour un pique-nique raffiné à bord. La présence de sculptures maoris ajoute une touche de magie aux lieux. L’embarcation ralentit devant un magnifique masque délicatement sculpté dans la roche : cette œuvre monumentale est signée Matahi Brightwell, célèbre artiste contemporain qu’ont inspiré les esprits et les légendes alentours. Le calme est soudain rompu par le murmure cristallin des Huka Falls, qui plongent d’une dizaine de mètres de hauteur dans une rivière alimentant le lac. Il ne reste plus qu’à s’essayer à la pêche à la truite, sport favori de la région, tout en contemplant la crête bleutée des volcans.

A Wellington et Palliser Bay

De Taupo, on prend de la hauteur vers le sud, en direction de Wellington. Avant de se poser, l’avion survole le Détroit de Cook, avec la chaîne des monts Remutaka à l’horizon. Capitale la plus australe du monde, et deuxième ville la plus peuplée du pays après Auckland, on y visite avant tout le dynamique Musée National de la Nouvelle Zélande, Te Papa. Un accueil privé permet un accès privilégié à ce haut-lieu de culture et d’Histoire du Pacifique, qui enrichit le contexte des paysages et des personnes rencontrées au cours du voyage. Un déjeuner en ville, le temps d’apprécier sa belle architecture britannique et sa modernité, et on embarque à bord d’un hélicoptère pour rejoindre la baie de Palliser. Trois nuits au lodge Wharekauhau induisent une plongée dans le luxe vintage d’une demeure Edwardienne en pleine nature, dotée d’une gastronomie « du potager à l’assiette », raffinée et créative.


Cette région rurale préservée offre aussi l’occasion d’apprécier les traditions qui ont fait la richesse du pays. Dans une ferme d’élevage en activité, on découvre la vie des fermiers, la tonte des moutons, le dressage des chiens de troupeau et la beauté des pâturages ondulant au bord Pacifique. Ce lieu ressourçant invite à de nombreuses randonnées à pied, à vélo ou en quad, que les plus sportifs pousseront jusqu’au phare de Cap Palliser, à la rencontre des lions de mer – les familles peuvent aussi s’essayer au tir à l’arc traditionnel et aux pigeons d’argile, qui raviront les ados. 

Vers l’Ile du sud et ses grands espaces

L’avion rejoint l’île du Sud en deux heures de vol jusqu’à Christchurch. Surnommée « la ville des jardins », elle cultive avec passion ses traditions british qui lui donnent cachet et douceur de vivre. Puis la route se poursuit vers la Péninsule de Banks, ouvrant une autre page d’Histoire. A Akaroa, une tentative de colonisation française, rapidement découragée par les Britanniques, a laissé des traces que le temps n’a pas effacées. Comme à la Nouvelle Orléans, on y déambule dans des rues aux noms familiers, entre boulangeries et cafés anachroniques. Ce charmant village frenchie du bout du monde est idéalement situé au bout de la péninsule, offrant des panoramas idylliques sur ses maisons grises et blanches qui dévalent vers les criques et les petits ports de pêche.


La côte s’explore en bateau privé, avec déjeuner à bord, à la recherche des dauphins rares et des petits pingouins bleus de Nouvelle Zélande. A terre, cette découverte se complète d’une visite au musée d’Histoire d’Okains, qui abrite une collection importante d’objets artisanaux disséminée dans des cottages typiques. Et l’aventure peut continuer ensuite en train, vers les montagnes et les vignobles de Waipara jusqu’aux glaciers du Mont Cook.

Durant ces trois ou quatre journées, le lodge d’Otahuna est le camp de base parfait : dans cette demeure anglaise intimiste, la gastronomie inventive peut se prolonger par un cours de cuisine locale, et le charme aristocratique de la maison épouse la beauté d’un parc manucuré depuis deux siècles, à arpenter à pied, avant de savourer une détente bien méritée au spa.

Sensations alpines à Ahuriri Valley

Cap vers le sud du pays et ses toundras sauvages, qu’on survole en une longue traversée en hélicoptère. Le paysage déploie un labyrinthe de rivières, entre courbes blanches des premiers glaciers et cirques majestueux des monts Canterbury. Puis ce sont les Terres Hautes et le pays des glaciers de Tasmanie, jusqu’à la vallée d’Ahuriri.  L’engin se pose sur l’herbe, comme à mille milles de tout lieu habité. Une piste conduit à un refuge presqu’invisible, The Lindis, ondoyant sous une longue toiture qui épouse le relief. Ce lieu de toute beauté se fond dans la nature environnante : la rivière Ahuriri qui sinue devant les baies vitrées jusqu’à l’horizon, les chaînes alpines rangées en cirque parfait à 360°C. Cette étape idéale pour méditer et se ressourcer s’explore en de longues virées à VTT ou à cheval. Les 49 000 hectares de la propriété invitent aussi à randonner pour découvrir la faune et la flore, encadré par des guides chevronnés. A la nuit tombée, on s’aventure dans la plaine sous le ciel pur et constellé d’étoiles, avant de retourner se lover au refuge éclairé comme un OVNI dans ce paysage extrême.


Vers les fjords en mer de Tasmanie

La route descend vers l’extrême sud en trois heures de diaporama éblouissant. Lacs bleu cobalt succèdent aux montagnes coiffées de neige ; ces paysages magiques ont d’ailleurs été consacrés par le film Le Seigneur des Anneaux. Destination Glenorchy, un ancien village de pionniers devenu une belle station balnéaire au bord du lac Wakatipu. On s’y pose pour les dernières nuits dans un grand chalet alpin, Blanket Bay, seul occupant d’un vaste territoire au bord du lac. La région est festonnée d’innombrables fjords. Le plus beau, le Milford Sound, est une longue échancrure où la mer de Tasmanie creuse de falaises vertigineuses – par temps clair, les eaux y paraissent aussi turquoise que dans les Caraïbes. Rien de mieux qu’un survol en hélicoptère pour en sillonner les rives et apprécier la majesté de ce site naturel exceptionnel. Les plus sportifs peuvent ensuite remonter la rivière Dart en jetboat, dévaler les courants en kayak ou s’offrir un trek à travers la forêt pluviale, avant de rejoindre Auckland.